lundi 16 janvier 2017

LE DROIT DE GREVE

La France est le pays de la "grèviculture".

Nous allons voir, dans l'ordre :

  1. DEFINITION
  2. FONDEMENT LEGAL
  3. DOMMAGES
  4. CONCLUSION

1. DEFINITION
    A regarder de près l'histoire tumultueuse de la grève depuis au moins une centaine d'années, il est difficile d'en donner une définition – dont acte.
    La Place de Grève à Paris, autrefois un lieu d'offre d'emplois de chargement et de déchargement, a donné aujourd'hui son nom à un véritable fléau.

2. FONDEMENT LEGAL
Il en existe un grand nombre de lois, à commencer par le Préambule de la Constitution de 1946 (alinéa 7) de la Quatrième République, qui règlemente officiellement le droit de grève.
Ensuite, il y en eut beaucoup d'autres, comme celles qui réglementent les services publics, qui ont le droit de grève depuis 1950. Dans son arrêt Dehaene du 7 juillet de cette année-là en effet, le Conseil d'Etat considère que la grève est possible pour les fonctionnaires. Certaines catégories en demeurent cependant exclues :
  • les personnels des services actifs de la police nationale,
  • les membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS),
  • les magistrats judiciaires, les militaires, les personnels des transmissions du Ministère de l'Intérieur...
Dans d'autres cas, un service minimum doit être mis en place :
  • Pour la fonction publique hospitalière,
  • Pour les agents de la navigation aérienne,
  • Pour le service d'accueil des écoles maternelles et élémentaires.
    En outre, l'Etat peut réquisitionner ses agents.
En fait, ceci concerne à la Vème République.


3. DOMMAGES
    Il est difficile d'évaluer avec certitude les dommages, et dire combien coûtent à la France ces multiples grèves : même ceux qui imaginent profiter mommentanément de l'une d'elles, n'en tirent pas grand profit.
    A titre d'exemple, le 29 septembre 2014, la grève à Air France a coûté 300 millions d'euros. Mais il s'y ajoute d'innombrables dommages non chiffrables, le principal étant la perte de confiance généralisée dans la compagnie.
    Plus encore, la "grèviculture" détruit l'image mondiale de la France.

4. CONCLUSION
    La grève est la ruine pour tous : les dégâts collatéraux se cumulent. Il est impossible de l'interdire ; selon le terrain il faudrait réglementer différemment.
    Pour les services publics, il faudrait règlementer, jusqu'aux détails.
    Pour les entreprises privées, seules créatrices de richesses, un nouveau contrat de travail est nécessaire, avec liberté des clauses. En particulier, il serait nécessaire, dès l'embauche, de prévoir les conditions claires du licenciement éventuel.

Qui aura le courage et le talent de faire tout cela ?
    Dieu seul le sait !

Michel de Poncins

lundi 5 décembre 2016

LA LOI

  1. DEFINITION
  2. QUI FABRIQUE LA LOI?
  3. LES SANCTIONS
  4. RUINE PAR LA LOI
  5. QUE FAIRE?

  1. DEFINITION

Il n'est pas facile de définir la loi.
On peut dire que la loi est le système qui plie notre volonté.
Nous voici, alors, esclaves d'une volonté étrangère à la nôtre.
Si le texte de la loi peut être court, il se complète d'une véritable armada :
  • incertitudes lors du vote,
  • circulaires,
  • étalement dans le temps pour l'élaboration de la loi.

Il arrive souvent que la loi n'existe pas : c'est une loi mort-née. En effet, elle peut ne jamais être votée pour des raisons diverses et variées. Par exemple, changement de majorité ou de gouvernement, ou nombre insuffisant de votes nécessaires.
En revanche, cela donne du travail aux avocats.

  1. QUI FABRIQUE LA LOI?
Le premier fabricant, c'est le Parlement.
Mais c'est imprécis.
Voyez la table du Conseil des ministres, avec ces hommes et ces femmes côte-à-côte, en parfaite alternance, chacun d'eux rêve de fabriquer une loi, chacun la sienne. Cela explique, en partie, la surabondance des lois. C'est ridicule, mais il en est ainsi.
Les ministres pourraient se contenter de gérer les affaires courantes, au risque d'être accusés d'inactivité.
Nenni, ils fabriquent toujours de nouveaux textes, ou rafistolent les anciens !
Ce manège se déroule en commissions diverses.
Ils ont un grand intérêt à voir leurs noms sur leurs lois, c'est leur récompense suprême.
A cela s'ajoute tout l'entourage :
  • secrétaires,
  • bureaux,
  • outils électroniques, etc.

Ce qui n'est pas désagréable.
Je ne parle même pas des fabricants européens ou onusiens!
Nous voici à la source d'un torrent impétieux.
Trop de lois – salut les artistes !

3) LES SANCTIONS

Chacun sait qu'il existe des sanctions.
Sur la route, il y a des feux rouges et des gendarmes. La nature des sanctions varie.
Cela va du pénal, avec une simple interdiction de circuler jusqu'au retrait du permis.
Cela peut être aussi plus grave, avec frais médicaux, bracelet électronique, prison et autres.
Tout comme pour la route, chaque loi comporte des sanctions.

4) RUINE PAR LA LOI

La source de ruine principale est le prix incensé de la machinerie qui fabrique la loi.
Il y a aussi le lien entre les fabricants des lois et leur propre enrichissement.

5) QUE FAIRE ?
Comme on ne peut pas arrêter l'immense avalanche de création de lois, il faut :
  • la freiner drastiquement,
  • couper les liens entre les fabricants de la loi et leur enrichissement personnel,
  • changer de personnel politique,
  • faire jouer la liberté de créer de la richesse en donnant une grande marge de manoeuvre aux entreprises.

Qui aura la possibilité, le talent, et la volonté de faire cela – Dieu seul le sait !


Michel de Poncins.

dimanche 6 novembre 2016

La loi travail

Pour ceux qui me rejoignent pour la première fois, je précise le principe de ce blog :
un mardi par mois, tant que Dieu me vie, je traite un sujet de brûlante actualité sous forme d'un éditorial complet et documenté.

Nous verrons successivement :

  1. INTRODUCTION
  2. PROJET DE LA LOI TRAVAIL
  3. RESISTANCE
  4. UN MONSTRE LEGISLATIF
  5. PRIMAUTE A L'EMPLOYEUR
  6. SOUPLESSE ET RICHESSE
  7. CONCLUSION

  1. INTRODUCTION
  2. Personne n'a lu ce projet de loi travail, car il est illisible, même résumé.

  1. LE PROJET DE LA LOI TRAVAIL
      Le simple résumé s'étend sur plusieurs pages.
      La machinerie de la vraie gauche et de la fausse droite fabrique des textes obscurs.
      Le vocabulaire même ne se comprend pas.

  1. RESISTANCE
    Elle se produit de toutes parts.
    Les syndicats sont très hostiles à la Loi travail, car elle fait la part trop belle aux patrons.
    Ce sont pourtant les patrons qui décident d'embaucher, ou non.
    Cela conduit à des mouvements de grève au sujet d'un texte que personne n'a lu.

  1. UN MONSTRE LEGISLATIF
    Il en résulte un monstre législatif créant chômage et pauvreté. Car la création de la richesse implique certitude et stabilité. Dans l'état actuel, le projet fait l'inverse avec, comme seul bénéfice, le labeur excessif des avocats.

  1. PRIMAUTE A L'EMPLOYEUR
    Lors de la signature du contrat qui gère les modalités de la séparation éventuelle, c'est l'employeur privé ou public qui doit être le seul juge de son propre code du travail.
    Il doit, notamment, dès l'embauche, prévoir les modalités du licenciement éventuel.
    Celles-ci doivent comporter des indemnités plus ou moins larges. Tout dépend du marché.  
  1. LA RICHESSE PAR LA SOUPLESSE
    On pourrait comprendre que ce projet de loi, que personne n'a lu, conduit à la richesse pour tous. C'est-à-dire, à la possibilité de suivre en permanence le marché dans ses évolutions perpétuelles. Car il favorise la création d'entreprises nouvelles, qui, sans lui, ne verraient pas le jour. Elles seraient, en quelque sorte, des entreprises mort-nées.
    Chacun, employeur ou employé, doit s'adapter en permanence. Donc, le chômage n'est pas une fatalité. Dans mon livre "Chômage, fils du socialisme", j'ai explicité les mécanismes du développement du chômage.

  1. CONCLUSION
    Que faire ?
    Rien n'est possible sans un changement de politique, initié par un nouveau personnel.
    Est-ce possible ?
    Parfaitement.
    Les dirigeant actuels sont perdus, et ne savent plus quoi inventer.
    Le terrain étant libre, il faut un nouveau pouvoir, qui rendrait la liberté possible.
    Qui aura la capacité, le temps et le désir de le faire ?
    Dieu seul le sait !


MICHEL DE PONCINS

jeudi 29 septembre 2016

LA PARITE HOMMES-FEMMES

DEFINITION

Tout le monde voit sans cesse la table du Conseil des Ministres.
Les hommes et les femmes se succèdent comme à la parade.
C'est un spectacle ridicule, mais c'est ainsi.
Plus profondément, il se cache une vraie philosophie.
Les hommes et les femmes seraient des êtres interchangeables.
Ils mériteraient d'avoir les mêmes égards et les mêmes droits.

De cette fausse conception, vient une foule de conséquences :
  • mêmes salaires,
  • mêmes congés,
  • mêmes retraites.
Le tout est inscrit dans des textes variés ayant plus ou moins force de loi.
Si cela se trouve, la Constitution elle-même ne fait pas la différence.
L'immense rôle des femmes dans la maternité est ignorée.
A-t-on le droit, quand on recrute un employé, de spécifier qu'on recherche un homme ou une femme ?


LA RUINE

Il y a tant de causes de ruine qu'il faut y mettre de l'ordre.
J'ai évoqué le spectacle des membres du gouvernement.
Chacune de ces dignes personnes a son train de vie. Il n'y a pas que les salaires mirobolants.
Il y a tout le reste dont l'importance est inconnue : retraites, voitures de fonction jour et nuit, leur vie durant.
Personne ne peut chiffrer tout cela.
Personne n'y pense vraiment, « main tendue et bouche cousue ».


Une autre source de ruine est l'incertitude. Avec un bon avocat, on se débrouille toujours.
Une autre encore se situe dans les batailles internes. Chacun des acteurs, avec sa cour, défend son territoire.
Enfin, il existe encore une autre cause de ruine, consommant du temps et de l'argent, et qui consiste à se battre entre eux. Ce qu'un fait, l'autre le défait, et vice-versa.
Une seule objection que l'on peut me faire à ce chapitre sur la ruine, c'est qu'elle n'est pas totale.
Je réponds calmement, sans en être certain, qu'un jour l'édifice peut exploser en plein vol.
Au moins, il y a du travail pour les avocats !
Je devais définir la parité.
Comme toutes ces idées folles de l'idéologie ambiante, c'est un vrai maquis.


QUE FAIRE ?

Les familiers de ce blog savent que j'évoque souvent des situations impossibles.
C'est le résultat des politiques de la vraie gauche et de la fausse droite depuis des décennies. Il faudrait donc un changement de personnel politique. C'est difficile, mais possible.
Les gens au pouvoir sont débordés par les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés.
Que ferait ce pouvoir libérateur ?
Il détruirait toutes ces idées à la mode et rétablirait la vérité :
les hommes et les femmes naissent et meurent différents.
Il revient à tous de s'adapter et de gérer les différentes situations.
Si un employeur a besoin d'un coiffeur, ce n'est pas d'une coiffeuse.

A bon entendeur, salut !

Michel de Poncins





mercredi 13 juillet 2016

VERITABLE PHOTO DE LA SAINTE FAMILEE

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Au cours de la célébration de la Sainte Eucharistie, une personne photographia le Prêtre au moment de la Consécration. A sa grande surprise, le développement du négatif révéla cette image. Le Père Christian-Michel S.A.C nous dit: « Stupéfait et doutant de son authenticité, j'ai moi-même, comme Prêtre, envoyé cette photo en Italie, près de Rome, pour la faire « évaluer » par une âme privilégiée en qui j'avais toute confiance et qui me répondit: « Cette image est vraiment authentique, c'est la Sainte Famille de Nazareth. Elle est précieuse pour être apportée dans toutes les familles; elle apporte la Bénédiction de Dieu. Avec elle, viennent la Foi, la prière et la Présence Divine. Avec elle, Jésus vient dans la maison ». 

mardi 12 juillet 2016

LE REGNE DE LA LOI

DEFINITION

Il est vraiment difficile de trouver une définition valable en tout temps.
Disons que la loi est ce qui permet aux hommes de vivre ensemble sans se disputer indéfiniment.
Chacun connaît ou est sensé connaître ses limites.
Comme telle, la loi est complémentaire du droit de propriété, les deux formant une
pyramide de contrats.



QUI FABRIQUE LA LOI ?

Les fabricants sont nombreux, personne ne les connait vraiment.
Il y a, évidemment, le parlement, mais c'est plus compliqué.
Le gouverment, aussi, produit des lois et des ordonnances.
Cette galaxie d'usines à gaz législatives a besoin, en effet, de décrets d'application et de circulaires pour fonctionner vraiment. Faute de cet accompagnement dans ce qui est une véritable forêt vierge, ce sont des lois "mortes-nées".

N'oublions pas, non plus, l'Europe, avec ses multiples directives, qui ont pratiquement force de loi.
L'ONU, quant à elle, dans ses "Articles", énonce des recommandations et entre, ainsi, dans la danse.
Le tout se résume en une pyramide de contrats.

Et chacun connaît ses limites.
Au-delà de telles limites – "pas touche".

LES SANCTIONS

Il est sûr que si l'on n'applique pas la loi, il existe des sanctions.
Elles sont de nature et de force diverses.

Au civil, énumérons :
  • simples remboursements,
  • dommages et intérets,
  • pénalités de retard...

Les avocats ont beaucoup de travail.
Il existe des procès interminables, la prison peut s'ouvrir.
S'il y a du pénal; c'est évidemment plus grave.

COMMENT LA LOI NOUS RUINE

C'est d'abord une atteinte au droit de propriété.
Or ce droit est la base de toute richesse.

Par définition, la loi est une offense à la liberté, car une loi n'est parfaite qu'avec son cortège de décrets d'application et de circulaires: tel un maquis, dans lequel personne ne s'y retrouve.
Cette incertitude, causée par le fouilli législatif, est ennemie de la richesse.
C'est ainsi que la loi nous ruine.


CONCLUSION

Mes lecteurs habituels savent que j'aime arriver à des conclusions pratiques.
Il faut donc :
  • cesser de fabriquer des lois dès la moindre difficulté,
  • laisser le libre marché régler les problèmes.

A cette fin, un changement de personnel politique est nécessaire.
Dans la débandade générale, c'est une éventualité possible.
Mais qui aura le talent et la possibilité de le faire ?

DIEU seul le sait !


MICHEL DE PONCINS

dimanche 26 juin 2016

LE MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF

Décrire ce millefeuille est une tâche impossible.
D'abord, il existe un empillage de structures :
36769 communes,
240 préfectures.
101 départements,
15900 syndicats intercommunaux,
27 régions,

et

Il y aussi des structures intermédiaires.
Et le millefeuille s'agrandit sans cesse.
Personne de sensé n'a besoin du grand Paris.
Sauf l'immense bureaucratie qui en profite largement.

Voyons maintenant comment le millefeuille nous ruine.
Je verrai d'abord les salaires et les avantages, qui sont mirobolants.

Plus on s'élève dans la hiérarchie, plus ils sont éclatants.
Au sommet, c'est main tendue et bouche cousue.

Et plus on descend dans la hiérarchie, les petites mains des innombrables secrétaires et collaborateurs s'additionnent, ce qui fait une avalanche.

Dans la description de cette ruine, pensons aussi à l'invisible.
Par exemple, n'oublions pas la disposition d'une voiture avec chauffeur pour Monsieur et Madame, et parfois jour et nuit.

D'aucuns expliquent cette ruine par un travail harrassant des responsables.
C'est que la machinerie demande beaucoup d'efforts pour la faire tourner. Plus ces gens s'activent, plus ils se fatiguent.

En ce qui concerne la ruine invisible, il faut penser à de gentils prédateurs qui dorment du sommeil du juste dans un coin tranquille.

Une autre explication est que tout se passe dans le cadre de la loi.
Il arrive, certes, qu'un imprudent se fasse pincer.
Mais le maquis est si obscur qu'un bon avocat permet de le tirer d'affaire.
Tout cela est parfaitement légal : la loi organise la ruine.

Il est impossible, évidemment, de détruire le millefeuille d'un seul coup.
L'argent ruisselle de toute part, tant de gens en profitent.

Il faut un nouveau personnel politique, car la vraie gauche et la fausse droite sont solidaires dans l'opération. Dans la débandade générale, cette perspective est possible.
La gratuité de certaines fonctions, y compris des fonctions électorales les plus élevées, est nécessaire. Ce qui permettrait aux élus de dégager du temps pour exercer un autre métier et leur éviterait de faire du carriérisme politique.
Le peuple tout entier retrouvera la disposition de son argent.

Qui aura la possibilité et le talent de le faire ?

Dieu seul le sait !

Michel de Poncins.