dimanche 19 octobre 2014

LE MILLE FEUILLE ADMINISTRATIF

Le mille feuille administratif nous offre le spectacle à la fois drôle et affligeant d'une particularité bien française.

Au départ il y a un constat. La France subit le poids immense et insupportable d'une pléthore d'élus et de fonctionnaires dont le nombre échappe à tout dénombrement possible et vérifiable. C'est un enchevêtrement impossible à décrire ; pendant le temps de la description éventuelle il a déjà bougé. L'empilage des lois dont il est le fruit est ancien et ne s'arrête pas. Le blog montrera un jour comment trop de lois tuent la loi.

L'effet de ruine est une conséquence manifeste de cette réalité. C'est l'une des causes majeures, sans être la seule, de la liste des calamités : chômage, croissance nulle, retraites en panne, extension de la pauvreté …

Le pouvoir, faisant ce constat, pourrait battre sa coulpe et mesurer sa responsabilité. Il se garde de le faire et cherche des alibis. C'est alors qu'il accuse le mille feuille administratif. Il n'a pas tort. Mais il dérape complètement en prétendant vouloir le supprimer et en tirer de l'argent.

Premier dérapage : la suppression. N'importe quel esprit averti sait que cette suppression est impossible surtout rapidement : le mur des intérêts qui le supporte est plus solide que du béton. Cela n'empêche pas les plus hautes autorités de l’État Président en tête de promettre sa suppression avant la fin du quinquennat. Parallèlement les mêmes le compliquent : voir le grand Paris et les métropoles.

Un deuxième dérapage intervient alors. Il est déclaré publiquement qu'il y aura beaucoup d'économies qui viendront rapidement sur la table pour enrichir les gens et résoudre bien des problèmes. Certes, il pourrait y avoir des économies et nous l'affirmons ; mais il y aura des délais et des conditions. Nous aurons à y revenir dans le cadre du blog.

Le troisième dérapage intervient alors. C'est la publicité faite sur ces économies. Le pouvoir dans sa course éperdue après une popularité en panne nous chante que grâce à cette merveille tout va aller mieux Madame la Marquise...

Faut-il désespérer ? Surtout pas et nous verrons bientôt qu'il y a des solutions.

MICHEL de PONCINS

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