samedi 4 octobre 2014

VIVE LA SUISSE

Le système suisse est un véritable chef d’œuvre. Faut-il d'ailleurs parler de système ? Pas sûr. C'est le fruit de longues traditions mariées à une forte habitude de référendum divers. La Suisse est-elle le seul pays démocratique de toute l'Europe ? Pourquoi pas ? Dans les autres pays la volonté du peuple n'est guère écoutée. Les partis s'interposent avec leur jeu trouble et malsain.


La Suisse permet à plusieurs communautés d'origines diverses de cohabiter pacifiquement. Plusieurs langues sont reconnues officiellement et valent pour le langage ainsi que pour les formalités.


Dans l'imaginaire collectif relié avec gourmandise à la presse, le principal de l'activité serait la banque et les métiers associés. C'est parfaitement faux. Des industries de grande importance sont nées dans le pays avec des marques de notoriété mondiale. Sans sous-estimer la banque elle ne fait qu'une fraction du PIB.


La Suisse a su, certes avec difficultés, limiter les immigrations étrangères. Jusqu'à présent, elle a échappé à l'ogre de la CEE. C'est pourtant difficile. En effet, le mirage de la prétendue Europe s'exerce avec force sur la classe politique tout entière.


L'Europe est un monstre qui le devient de plus en plus à mesure que le nombre de pays adhérents s’accroît. Le monstre court ou galope vers un perfectionnement permanent et inatteignable. Seule demeure la richesse immense des eurocrates. Cette richesse est légale et loin de moi l'idée qu'il s'ajoute des combines que la morale et la loi réprouvent. Cette richesse avec l'appauvrissement qui en résulte pour les peuples européens est le carburant qui attire tous les politiques du continent.


C'est le moment d'énoncer une information lue dans Désinformation Hebdo sous la plume de Daniel Trinquet. Nicolas Sarkozy en personne s'est permis de critiquer le système fédéral helvétique. Cette impolitesse grave a eu lieu dans le journal Le Matin. Il devait y avoir débat or il y eut un véritable discours de Sarkozy.


A l'entendre, la Suisse devrait entrer à l'Union européenne. La Suisse ne pouvait être gouvernée avec un président qui change chaque année. Elle manquait de ce fait de visibilité. On a frisé l'incident diplomatique. La leçon était étrange venant d'un personnage dont le bilan quand il était aux affaires ne fut pas brillant et qui a fait progresser le socialisme d'une façon marquante.


Pour terminer rappelons que la Suisse ne compte que sept conseillers fédéraux qui tiennent lieu de ministres. Il n'est nul besoin en effet d'en avoir plus. Seul le président a une voiture de fonction. Les autres vont à leur travail à pied ou par d'autres moyens.


Qui en Europe ou ailleurs dit mieux ?

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