mercredi 12 novembre 2014

LA VENTE POSSIBLE ET NECESSAIRE DES BIENS PUBLICS.

Nous venons d'apprendre que le Portugal aurait décidé de vendre des biens appartenant à l’État, dont des œuvres d'art. Bien entendu j'ignore tout des lois du Portugal ainsi que de la destination de l'argent à récolter. Les adorateurs de la Pensée Unique Totalitaire « PUT » ont profité de l 'occasion pour rire de ces malheureux Portugais qui en fait ne sont malheureux qu'en apparence. Ce faisant ils ont lâché un chiffre : la Joconde sur le marché international vaudrait 1 milliard de dollars ; c'est cher payé pour un étrange sourire ; l 'immensité de l'évaluation reflète les mystères du marché international qui fabrique de fausses idoles ; sans critiquer le talent du Maître, le célèbre sourire mérite-t-il tant d'honneurs ?

Nous allons établir d'abord un état des lieux, puis expliquer d'où vient la richesse publique et enfin envisager des solutions.

Cette richesse publique est tellement immense et complexe que l'état des lieux est apparemment impossible. Il faut vraiment accrocher sa ceinture pour parvenir à un modeste et sincère résumé.

Grosso modo je distingue : les participations publiques, les immeubles, les brevets ou marques et les objets d'art. Notez que dans ce fouillis qui ressemble à une jungle je ne distingue pas à qui appartient tel ou tel bien. Heureusement car il existe des biens appartenant en commun à des entités différentes avec parfois une propriété morcelée ! Le montant total est équivalent à une montagne de gros sous qui laisse rêveur. Très probablement il est bien plus important que la richesse privée qu'elle quelle soit.

De cette comparaison, les cavaliers du tout-état tireront une observation : la montagne d'argent est une richesse commune dont nous sommes copropriétaires et donc tout va très bien madame la marquise. Ce raisonnement est totalement faux. Le droit universel de la propriété devrait être la base de toute société civilisée et il est parfaitement clair. Ce qui m'appartient est ce sur quoi j'ai des droits absolus : vendre, louer, habiter, créer, détruire, etc. Peu importe l'origine de ces droits : auto création, héritage, achat à des tiers et tous autres. Dans ce panorama il n'est nulle question d'égalité. Il faudra qu'un jour je traite dans ce blog de la fausse question de l'égalité et de la bienheureuse inégalité.

D'où vient cette montagne insolente ?

Je distinguerais volontiers trois causes principales : une tradition colbertiste ancienne, le socialisme et les syndicats.

Le rôle lointain de Colbert est connu et il s'est propagé au fil du temps. Il y eut d'innombrables nationalisations, en particulier après la deuxième guerre mondiale. Des monstres sont nés ou se sont accrus comme la SNCF ou l'EDF.

Le socialisme.

J'en ai souvent traité dans ces éditoriaux du mardi. Il ne s'arrête pas du tout au parti du même nom mais s'étend telle une marée noire partout dans le paysage politique. De par sa nature il pousse sans cesse vers l'extension du domaine public. Comme il faut selon cette « PUT » redistribuer de l'argent que l'on n'a pas, l'on doit agrandir indéfiniment le champ public.

Enfin, les syndicats. Au sortir de la dernière guerre, ces syndicats se sont trouvés sanctuarisés. Leurs dirigeants bénéficient de statuts très spéciaux avec une quantité de subventions et de facilités. Les statistiques montrent qu'ils sont étonnement non représentatifs, à la différence de ceux de l'étranger. C'est une sorte de planète insolente tournant sur elle-même. Pas surprenant qu'ils soufflent sur l'amplification de l’État.

Quelle est la solution pour détruire la montagne ?

Il faut évidemment un gouvernement de vraie droite et non un pouvoir de gauche habillé par des vêtements de droite. Depuis que les gauchards nous mènent à grande vitesse dans le mur, cela finira bien par arriver, éventuellement d'une façon imprévisible.

Ce pouvoir devra faire ses choix parmi les biens à vendre et le calendrier qu'il établira. Il devra respecter une condition essentielle. Chaque démantèlement devra être largement calculé pour que les gens récupèrent sans tarder leurs argent sous forme de baisse d'impôts ou toute autre forme.

Ce titre évoquait une vente possible et nécessaire. Je crois avoir bien indiqué qu'elle est possible.

Les lecteurs habituels de ces éditoriaux du mardi savent bien qu'elle est nécessaire. Pour corriger tous les malheurs épouvantables dont souffre l'économie française il faut beaucoup d'argent.


Il est là !



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire