samedi 15 novembre 2014

LE CAPITALISME ET LA RICHESSE DES NATIONS

Voici que l'actualité m'offre l'occasion d'évoquer un sujet essentiel dans cet éditorial du mardi. La chaîne ARTE nous a proposé récemment une émission pleine d'intérêt sur la richesse des nations ceci à partir du célébrissime livre de l'écossais Adam Smith. Par la force du raisonnement et ses observations, il a montré le chemin vers la richesse des nations. Nous allons reprendre le sujet avec des adjonctions semblant nécessaires.

Je vais au début définir le capitalisme. Ensuite il faudra montrer la nécessité absolue du capital. Enfin, l'attitude des pouvoirs publics sera évoquée.

Pour la définition, au risque de peut-être surprendre , le capitalisme, à mon sens, est vieux comme le monde et inhérent à la nature de l'homme. Adam Smith l'a décrit à un certain moment alors qu'il est multiséculaire. Tout le monde connaît la parabole du jeune homme riche. Jésus le rencontre et le jeune lui dit qu'il respecte tous les commandements. Jésus le regarde et commente : il te manque une seule chose, vends tout ce que tu as et suis-moi. L’Évangile ajoute : le jeune homme s'en alla tout triste car il avait de grands biens.

En fait et selon les usages de l'époque, le jeune homme pouvait commercer avec le monde entier et éventuellement jusqu'en Chine au moyen d' une chaîne d'entrepôts. Bien sûr chaque entrepôt avait son organisation et son responsable. Des courriers allaient de l'un à l'autre.

La nécessité absolue du capital :
Il n'y a pas d'activité économique possible sans capital. Le capital est tout simplement l'argent que l'on a devant soi pour se lancer. J'utilise le terme de l'argent car c'est un résumé commode et il s'inscrit au passif dans les bilans, mais le capital de départ peut revêtir de multiples formes. Si je demeure chez mes parents avec nourriture et blanchiment, je puis de cet abri créer mon entreprise.

Nous sommes tous des personnes privées même si nous agissons par ailleurs dans des entreprises ainsi que par les décisions de notre gestion privée. Si nous avons le projet de passer un diplôme nous permettant de nous enrichir, une bourse éventuelle sera le capital de base.

Pour bâtir, un capital est nécessaire et les agents immobiliers savent calculer les proportions prudentes. Je sais qu'en France la mode pour stimuler la construction est de prévoir des prêts à taux zéro : cette idée est funeste car elle aboutira à créer des propriétaires qui ne le méritent pas. De telles pratiques aux USA ont conduit à une crise financière majeure.

Quelle est l'attitude des pouvoirs publics ?
En fait, elle est composite. En France tout au moins les capitalistes ont mauvaise réputation.
La caricature du milliardaire, le cigare entre les dents est toujours présente. L’Éducation Nationale enseigne le marxisme mais pas le capitalisme et ce que je viens d'écrire est une terre inconnue pour la majorité de la population.

Les gouvernements eux-mêmes qu'ils soient de la fausse droite ou de la vraie gauche se réclament ouvertement ou non de la vulgate socialiste.
Les conséquences sont connues : la paupérisation générale avec ses corollaires dont le chômage. Il faut affirmer avec force que cette paupérisation n'est pas une fatalité mais un résultat.

Dans cette situation, il faut mettre de l'huile dans la machine tant pour les entreprises que pour les privés. Pour s'en sortir les pouvoirs publics créent donc du capital là où il n'y en a pas avec une pluie de réglementations dégageant une forte odeur d'usine à gaz.

J'ai écris en 1983 un livre intitulé « TOUS CAPITALISTES OU LA REPONSE AU SOCIALISME » Ce sont les éditions de Chiré qui l'ont édité. Il a reçu le prix Renaissance de l'économie.

Depuis cette date le théâtre est toujours là. L'ennemi est le même et la réponse aussi.

PS : Il est possible de se procurer le livre en écrivant àMichel de Poncins 5 rue Dufrenoy 75116 Paris. Joindre un chèque de 25 euros qui couvre les frais d'emballage et de poste.



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