dimanche 16 novembre 2014

LE DROIT DE PROPRIETE OU LA COLONNE DE LA SOCIETE

Dans ces éditoriaux du mardi, j'ai souvent évoqué pour diverses raisons le droit de propriété et ses multiples aspects. Toutefois je n'ai jamais analysé dans sa totalité ce droit fondamental. Aujourd'hui une actualité brûlante m'en offre l'occasion.

Regardons d'abord le spectacle politique, puis nous analyserons les programmes des uns et des autres. Enfin nous en viendrons au droit de propriété en lui-même.

Le spectacle politique :
Quels mots peuvent être utilisés pour le décrire ?
Pantalonnades, théâtre d'Arlequin, comédie italienne, guignol.... Les partis se disputent jusqu'à vouloir chacun de leur côté et dans un bel ensemble changer de nom. Ils tentent tous de ratisser plus large alors que les dents d'un râteau sont forcément limitées. Les accusations accompagnées parfois de procès volent de tous côtés ainsi que les quolibets.
Si Madame de Sévigné écrivait à sa fille en utilisant une poste qui fonctionnait bien, elle ne trouverait pas assez d'hyperboles pour décrire la dernière merveille et sa fille s'en délecterait en lisant la lettre devant tout le monde selon l'usage.

Tous les acteurs du sommet qu'ils soient de la fausse droite ou de la vraie gauche jurent la main sur le cœur qu'ils ne pensent qu'à la France et jamais à leur sort personnel. Sans blague ! Faut-il rire ou pleurer ? Je préfère rire car c'est bon pour la santé et ce sera au moins un service que les princes qui nous gouvernent nous aurons rendu.

Les programmes des uns et des autres :
Un point commun rassemble tous les programmes. Le droit de propriété n'est jamais cité. Si on en parle c'est pour le limiter ou le supprimer carrément par une intervention étatique allant jusqu'à une nationalisation larvée.
Le décryptage de ces programmes est extraordinairement difficile. Chacun au sommet présente sa solution. Cela se joue entre une vingtaine de personnes. Comme il n'y a pas de différences très visibles il leur faut agiter des mots.
Chaque expression fait l'objet d'interprétations que l'entourage répète en tam-tam.

Comme ces personnes ont exercé des fonctions importantes parfois sur de longues années il est facile de rétorquer que leurs actes n'ont pas suivi leurs paroles.
La réponse fuse : les temps ont changé. L'un d'entre eux a même dit qu'il avait beaucoup réfléchi : Quelle chance !

Le droit de propriété :
Nous y voilà enfin !
L’apôtre Saint-Paul avait connu un retournement fameux sur le chemin de Damas. Il avait en plus reçu d'un seul coup toute la révélation que les autres apôtres avaient appris en cheminant longuement avec le Seigneur ; c'est pourquoi il est appelé une colonne de l’Église.

C'est de lui que je tire ce terme du droit de propriété colonne de la société.

Le droit de propriété n'existe que s'il est complet et sans limites. Si ne n'est pas le cas il n'y a pas propriété. Il permet de créer, de détruire, de vendre, de louer, d'arrêter l'exploitation de l'entreprise.
Sa seule limite connue est de ne pas nuire aux autres. Si je détruis ma maison il ne faut pas que les travaux gênent les voisins. Le droit de propriété a en effet comme seules bornes la propriété des autres. C'est, en fait, une façon de faire régner la paix et c'est pour cela qu'il est une colonne de la société.

Cette définition est correcte quelle que soit la forme juridique au sein de laquelle il s'exerce. Les possibilités dans ce domaine sont nombreuses. La propriété d'un bien comme d'une entreprise peut obéir à des règles complexes et précises. Un bien immobilier peut être fractionné en nue-propriété et usufruit. Le droit de propriété s'exerce aussi sur maints objets comme des modèles ou des marques. L'essentiel est que les tiers sachent qui décide et sous quelle forme.

En conclusion le droit de propriété est une colonne de la société et c'est grâce à lui que la richesse peut se répandre et irriguer la société tout entière.

Lui seul permet également la charité quelle que soit sa forme. Pour aider les autres il faut avoir quelque chose à leur donner.



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