jeudi 6 novembre 2014

REFORME TERRITORIALE, LE CAUCHEMAR SOUS FORME DE REVE

Nous voici de nouveau devant un de ces mirifiques mirages, tels que nos politiciens les adorent ; ce qui leur évitent de corriger les calamités dont souffre le peuple français et dont ils sont largement responsables.

Chacun sait que la France croule sous l'empilage des structures à un niveau probablement unique par rapport aux autres pays.

Nous verrons les faits d'abord, ensuite les conséquences puis l'action du pouvoir.

L'empilage est très difficile à décrire tant il est complexe. Il y a les régions, les départements « qui englobent les cantons », les pays, les communautés de communes et les communes au nombre d'environ 36 000  ! Mais il s'ajoute des créations récentes comme les métropoles et le grand Paris. Ces créations sont dues le plus souvent aux mêmes politiciens qui s'élèvent avec force dans leurs discours contre l'empilage de ces structures.

Comment expliquer ce foisonnement incroyable et même odieux ? Au début s'y trouve toujours une apparence d'intérêt général. En effet les hommes de l’État se sont saisi une fois pour toutes du monopole de l’intérêt général, ceci avec l'acceptation forcée ou résignée du reste de la population.

Il se surajoute des motifs économiques. La propagande affirme que des structures plus grandes mutualiseront les moyens et que cela coûtera moins cher à réaliser. En fait, c'est souvent un pur mensonge noyé dans un nuage statistique plus ou moins manipulé.

C'est alors qu'arrive le carriérisme politique que je prend souvent en cible. Le prétendu intérêt général est un bon levier pour bondir ou rebondir. Pourquoi rester bêtement maire d'une grande ville en faisant le bonheur de ses habitants ? Les us et coutumes autorisent à agrandir son assiette au propre et au figuré. Pas de scrupules, camarades, car tout est honnête ; accroissons notre gloire et notre richesse.

Quelles sont les conséquences de cette situation ?

Je vais ici employer un terme que j'utilise hélas trop souvent en décrivant la France d'aujourd'hui. C'est la ruine. Celle-ci arrive par deux principaux canaux qui s'entrecroisent. D'abord la nation supporte le coût intrinsèque et extravagant de l'immense machinerie avec tous les luxes possibles et imaginables, qu'ils soient visibles ou adroitement camouflés.

Un autre canal arrive. Dans cette jungle épaisse personne n'est jamais responsable en totalité d'un problème. Pour la moindre question toute la pyramide s'agite : lenteurs et inefficacité sont inévitablement au rendez-vous.

Que fait le pouvoir en place sous la présidence de François Hollande aidé par son premier ministre, Manuel Valls ?

Grosso modo cela peut se résumer en deux points.
Il fait d'abord miroiter les fabuleuses économies qui résulteraient d'une simplification. Sur ce point, il n'a pas tort, mais les économies de cette simplification ne se réaliseraient que sous certaines conditions et avec le temps.
Le plus grave, le voici. Le pouvoir promet urbi et orbi que la simplification pourrait arriver à la fin du quinquennat. Nous avons vu dans la description des faits le rôle important des intérêts particuliers. Tout chemin vers une simplification se heurterait vent debout à ces intérêts. Le pouvoir annonce une solution rapide. Faut-il rire ou pleurer ? C'est au choix !

Quelle conclusion pour l'avenir ? Il faudrait d'abord qu'un pouvoir de droite arrive enfin. Cela ne s'est pas produit récemment car la fausse droite ressemble comme une jumelle à la vraie gauche. Quand tout s'écroulera la venue de ce pouvoir de vraie droite n'est pas impossible.

Il se trouvera devant l'empilage. La seule issue serait de privatiser méthodiquement et habilement le maximum de tâches. Ce serait bien dans la ligne générale de ce pouvoir hypothétique qui devrait faire reculer le tout-Etat partout quand c'est possible.



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