lundi 15 décembre 2014

TROP D'IMPOTS TUENT L'IMPOT


Ce que j'énonce ainsi est une évidence. C'est aussi d'une brûlante actualité. Le Président de la République, très provisoirement aux affaires, a promis de ne plus augmenter les impôts. Il ne visait que l'impôt sur le revenu. Mais a côté de cet impôt il existe une foultitude de taxes en tous genres qui se déchainent partout. Peut-être a-t-il voulu nous faire rire. Tant mieux car le rire est la santé.

Pour agrémenter le tableau rappelons que l'impôt sur le revenu fut voté vers 1912 après des débats passionnés. Il fut promis que son taux modeste au début n'augmenterait pas ; vous savez la suite.

On connait la courbe de Laffer. Cet économiste griffonna sur une table de restaurant : Elle montre qu'au début l'impôt rentre. Ensuite brusquement la courbe s'infléchit, puis se retourne et l'impôt diminue.

Nous allons voir dans l'ordre, qui paie les impôts, puis nous expliquerons les vraies raisons de l'explosion des impôts ; enfin nous verrons comment sortir su piège.
Qui paie les impôts ?

Si vous posez la question à un quidam dans la rue il vous répondra que ce sont les riches. Il se trompera lourdement. Les vrais riches ne paient pas les impôts et en tous cas le moins possible. Ils sont partis depuis longtemps dans des paradis fiscaux. Ces paradis sont multiples et répartis sur toute la planète. Ils sont parfaitement légaux.

Ils ne sont que le résultat des enfers fiscaux situés aussi sur toute la planète. L'Etat de Delaware aux USA est un paradis connu. Il en est de même des Turk and Caicos, lointaine dépendance de sa gracieuse Majesté britannique.

La France s'est beauoup agitée récemment au sujet du Luxemboug, ce délicieux Grand- Duché. Il fut accusé d'être un confortable refuge pour grandes fortunes et il l'est. Il y existe un raffinement car l'on peut discuter avec le fisc et tomber d'accord sur un chiffre. Un peu de chantage au départ ailleurs favorise la discussion. Ces riches nourrissent de la sorte les banques qui prospèrent à l'envi.

Tout récemment le pouvoir en France s'est insurgé contre des multinationales qui cherchaient l'optimisation fiscale pour le choix de leur siège social. Elles ont bien raison dans l'intérêt de leurs actionnaires et de leur personnel de tous grades.
Pourquoi cette explosion des impôts ?

Les lecteurs habituels retrouveront ici des phénomènes déjà évoqués à l'occasion d'autres sujets. Ces impôts servent à payer les dépenses publiques. Or aussi bien sous le pouvoir de la fausse droite que de celui de la vraie gauche le flot de ces dépenses ne s'arrête jamais. Tous les motifs semblent bons. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

La démocratie se donne libre cours.
Chaque ministre ou secrétaire d'Etat veut marquer son passage en dépensant. Les innombrables députés font de même. Ajoutez les créations d'organismes inutiles et le tableau sera complet. Depuis peu nous avons le Grand Paris et les métropoles. Ces récents monstres servent de havres prestigieux pour les caamares eb panne au sein du carriérisme politique souvent ciblé ici.

N'omettons pas dans cette analyse les collectivités locales. Elles se regroupent d'ailleurs souvent pour mutualiser les moyens dans le cadre d'inter communalités. Le résultat est pire qu'avant le regroupemement car les efffectifs totaux ne baissent nulle part. Nous retrouvons ici la démocratie car les maires cajolent leurs électeurs. Ils veulent s'occuper de tout. Chacun crée sa piscine ce qui fait deux piscines à quelques kilomètres de distance. Un entrepreneur libre de piscines aurait fait moins cher et mieux avec une seule piscine!

Comment sortir du piège ?

Il est évidemment impossible de tout supprimer d'un seul coup sauf à déposer le bilan de la maison France. La seule méthode serait de détricoter morceau par morceau. Il y aurait cependant des conditions.

D'abord il faudrait un gouvernement de vraie droite que l'on espère depuis longtemps et qui pourrait enfin survenir. L'hypothèse n'est pas invraisemblable car les gens actuellement aux affaires sentent le sol s'effondrer sous eux. Une vraie droite se reconnaîtra au fait qu'elle renoncera complètement à la folie taxatoire pour l'avenir s'attachant à détruire morceau par morceau le monstre hérité du passé.
Pour y parvenir il faudra bien calculer un impôt à supprimer. Mécaniquement une dépense devra disparaître. Il faudra alors que le public voit tout de suite les bons résultats de l'ensemble. Le 'tout de suite' est important car une simple promesse n'aurait pas d'intérêt.

Bon vent à ceux qui le feront.


Michel de Poncins

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