jeudi 29 janvier 2015

CHOMAGE, FILS DU SOCIALISME

Le socialisme marchant la tête à l'envers sème le malheur sous ses pas. Parmi tant d'autres malheurs se trouve au premier chef le chômage. Mon livre "Chômage fils du socialisme, la vérité, les remèdes", édité en 1990 n'a pas pris une ride. Ainsi s'en va la France roulant de calamités en calamités sans que rien ne l'arrête jamais. Jusqu'à quand ? Probablement jusqu'au moment où le dur mur de la réalité fracassera tout. La France connaîtra le triste sort de la Grèce.

Nous allons voir d'abord la perversité du chômage, ensuite les statistiques, puis les faux remèdes avant de conclure. Certains lecteurs trouveront que je me répète. Comment faire autrement ? Avec le socialisme, rien ne bouge vraiment et tout est pareil.

LA PERVERSITE

Enoncer que le chômage est un mal absolu sur le plan économique semble à une évidence. Néanmoins, ceux qui par chance ou par talent y échappent pour eux et leur famille ont tendance à fermer les yeux.
C'est d'autant plus grave que ces veinards appartiennent souvent à des catégories aisées de la population. Le chômage devient de la sorte un effet de la paupérisation générale qui n'est que le fruit vénéneux du socialisme. Les pauvres qui ont le plus besoin de travailler sont frappés les premiers et davantage que d'autres.
Le travail, même modeste, même provisoire permet non seulement de se nourrir et de se vêtir ainsi que sa famille mais aussi de se situer dans la vie au regard des autres. Les petits boulots se succèdent. Ce serait mieux certes de bénéficier de CDI. Comment faire autrement ? La propagande des gouvernements successifs fait croire mensongèrement que le chômage est inévitable.

Ces gouvenements sont tous animés de l'esprit socialiste qu'ils relèvent aussi bien de la fausse droite que de la vraie gauche. Ne voulant pas appliquer les véritables remèdes ils prétendent pour cacher leur impéritie que le chômage est une fatalité ce qui est un mensonge. Ils ajoutent avoir tout essayé pour l'enrayer ce qui n'est pas vrai non plus.

LES STATISTIQUES

Parler de dix pour cent de chômeurs est une altération grave de la réalité. Ces dix pour cent s'appliquent à l'ensemble de la population. Or, celle-ci comporte une foule de personnes qui par nature échappent à la calamité, leur travail dépendant plus ou moins de l'Etat.

Le nombre prononcé de chômeurs devrait donc être rapporté aux personnes qui oeuvrent seulement dans l'économie privée ; cette remarque double en réalité les pourcentages officiels.

Le chômage s'étend telle une marée noire sur toutes les catégories de la population : jeunes arrivant sur le marché du travail, fermetures d'usines, faillites d'entreprises, plans sociaux. Pour les vrais seniors, il n'est aucun espoir sauf de gérer au mieux des allocations incertaines. Ceux qui sont frappés à d'autres âges doivent aussi apprendre à subsister avec des allocations. Parfois ils sont conduits à de vulgaires combines à la limite de la légalité. Bonjour le travail au noir et cachons ce sein que nous ne saurions voir.

LES FAUX REMEDES

Ce sont les prétendus remèdes administrés par les gouvernements successifs dans leur recherche éperdue d'une solution que leur idéologie leur interdit de trouver.

Leur théorème favori est d'affirmer, non sans aplomb, qu'il faut doper la croissance. Notons au passage que toute leur action nuit à cette fameuse croissance. Si celle-ci revenait enfin, les entrepreneurs embaucheraient et tout irait bien madame la marquise.
Les voici lancés dans des aides aux entreprises, coûteuses et ineffiacaces. Le raisonnement est mauvais. La décision d'embaucher n'a aucune automaticité dans le sillage de la croissance. S'il était valable ce serait après un long détour. Saint Glin Glin priez pour nous ! Les aides et allocations aboutissent en fait à créer de vrais parkings à chômeurs.

Parmi les idées fausses notons celle du partage du travail qui suppose que le travail est un gâteau fixe qui peut se partager. Quelle erreur !
Le travail est une donnée qui se multiplie lui-même à la seule condition de ne pas casser la machine. Ce mensonge est caressé de l'oeil par les gouvernements car il permet de se vanter facilement d'être généreux.

LA CONCLUSION

Ne jetons pas le manche après la cognée.

En admettant que le chômage n'est pas une fatalité il faut proposer une sortie ;
Une première remarque est nécessaire. Le code du travail suisse comporte, sauf erreur, environ 600 dispositions et ne bouge jamais. Le code en France doit peser un kilo et bouge sans cesse comme un serpent venimeux. Personne n'a entendu que les travailleurs suisses soient malheureux, bien au contraire.

Les seuils sont légitimement accusés. Ils sont successifs. Par exemple quand une entreprise dépasse le seuil de 50 salariés cela déclenche 35 obligations nouvelles pour elle. Il se produit le même topo pour les autres seuils qu'ils soient plus faibles ou plus élevés.

N'écoutez surtout pas les grands patrons qui prétendent s'arranger de la calamité. Ils sont tout simplement assez riches pour émigrer et payer les experts nécessaires pour gérer l'horreur.

Que faire ? Dans le livre précité je suggère un chemin que voici.

D'abord proclamer urbi et orbi que le chômage est une maladie imaginaire créée par les pouvoirs successifs en vue de leur propre intérêt.

Ensuite prévoir une nouvelle catégorie de travailleurs, les "travailleurs libres". Ceux-ci renonceront à tous les avantages de tout contrat de travail existant et auront le droit de bâtir leur propre code de travail en accord avec des experts mandatés par eux. Ne crions pas que c'est impossible. Les experts forts de leur nouvelle profession et de bons avocats montreront que tout est possible. Au vent de la servitude succèdera celui de la liberté.

Il faudra, certes, des hommes nouveaux attachés au bien commun et non corrompus. Ce n'est pas être trop optimiste que de penser que la nécessité les fera apparaître.

S'ils n'adviennent pas, la France déposera son bilan comme la Grèce.

Qui le fera et le fera-t-il à temps?

Dieu seul le sait.

Michel de Poncins

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire