lundi 19 janvier 2015

PÉNIBILITÉ OU LA RUINE ANNONCÉE

Sans vouloir faire de plaisanterie, ce qui est vraiment pénible est l'obstination du pouvoir quasi-totalitaire en place dans de nombreuses erreurs qui conduisent à la ruine.

Madame de Sévigné écrivait à sa fille, Comtesse de Grignan pour décrire les évènements du jour ; elle ne manquerait pas d'adjectifs pour qualifier la dernière trouvaille de ce pouvoir énarcho-socialiste à savoir la gestion de la pénibilité.

Nous allons d'abord établir un état des lieux avant de réfléchir à ce que ferait un pouvoir de droite si nous avions enfin la chance qu'il arrive.


L’ÉTAT DES LIEUX

Décrire cet état des lieux c'est courageusement s'engager dans une promenade dans l'horreur « bourrocratique »

La nouveauté est l'ouverture pour chaque travailleur d'un compte pénibilité donnant certains droits notamment pour avancer l'âge de départ à la retraite. Cela commence en 2015 avec un système de points incroyablement complexe. Un livret recensera les droits de chacun. Une activité est déclarée pénible si elle est censée réduire l'espérance vie. L'espérance de vie, selon les concepteurs du livret, n'est donc pas un bien personnel dont seul le Créateur a le secret mais un objet statistique. A chacun d'apprécier.
Logiquement nous pourrions penser que le compte pénibilité concernerait au premier chef les travailleurs manuels effectuant des travaux pénibles : maçons, couvreurs, terrassiers ; etc ...

C'est hélas faux. Il leur est même interdit d'y adhérer. Le gouvernement les a rangés avec les indépendants ; soit des hommes et des femmes d'un groupe social qui n'est pas touché par la pénibilité comme le sont les autres salariés.

Peut être que les artisans sont nés avec des chromosomes en plus pour supporter mieux que les autres la pénibilité. En fait, nous sommes gouvernés par des gens qui, dans leur sagesse auto-proclamée, croient encore à la lutte des classes. La
ségrégation volontaire de catégories sociales complètes existe.
Les artisans, quant à eux ne seront pas oubliés par le percepteur.

Il existe déjà dans un grand désordre une multitude de cas où la pénibilité est prise en compte : professions protégées des régimes spéciaux, EDF, RATP, SNCF, fonctionnaires ; policiers, douaniers, forces pénitentiaires, etc.

La pénibilité engendrera pour l'ensemble des salariés des cotisations supplémentaires importantes. Ces cotisations seront prélevées soit diectement soit par le canal des employeurs.

Ainsi se justifie le titre de cet éditorial. Il est certain qu'il est parfois difficile de travailler comme de se lever tôt. Sur la base de cette réalité la Pensée Unique Totalitaire ou P.U.T. A inventé une nouvelle usine à gaz qui nous ruinera au même titre que les autres.


QUE FERAIT UN POUVOIR DE DROITE ?

Il importe d'abord de bien compendre la signification des termes. Un pouvoir de droite doit résolument tourner le dos au socialisme. Celui-ci repose sur l'idée que tout le monde vit au dépens de tout le monde, ce qui est une absurdité au carré !

En donnant cette définition d'un gouvernement de droite je souligne que nous n'en connaissons pas depuis longtemps. Les gouvernements qui se présentaient comme appartenant à la droite n'étaient que des facades proches de la vraie gauche.

Avons nous une chance de connaître un jour un vrai gouvenement de droite ?
C'est le secret de Dieu. Toutefois il est probable que les gauchards à force de danser sur le volcan se heurteront bientôt au mur de la réalité et que pour éviter l'écroulement final la seule issue sera un violent coup de barre à droite.

Il est clair que le nouveau pouvoir laisserait au marché libre le soin de gérer la pénibilité. Chacun serait responsable de l'organisation de son travail soit personnellement soit dans le cadre d'une entreprise. Les personnes dont le travail est réellement pénible recevraient de justes compensations car faute de les donner les employeurs n'auraient plus de candidats.

Qui aura non seulement le courage mais la possibilité de le faire ?

Qui vivra verra.

Michel de Poncins


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire