mercredi 11 février 2015

LA VENTE POSSIBLE ET NÉCESSAIRE DES BIENS PUBLICS


Tout récemment le Portugal a mis en vente un bien public. Si ma mémoire est bonne c'était une œuvre d'art de grande valeur. Quelle que soit la nature de ce bien il y eût de grandes protestations dans ce pays ami. Il faut reconnaître que la façon dont la vente fut réalisée n'était guère prometteuse. L'argent récolté servit purement et simplement à boucher provisoirement un trou sans fond faute de réformer la gestion du pays.

A cette occasion nos médias précisèrent que sur le marché international la Joconde vaudrait un milliard d'euros. Ce serait cher payé pour un sourire dont il est permis de se demander s'il n'est pas légèrement narquois. Le marché international libre a des secrets qui échappent au commun des mortels.

Ces deux faits très récents me conduisent à présent à évoquer la vente possible et nécessaire des biens publics. Je vais peut-être faire pleurer dans les chaumières. Ce ne sera ni la première ni la dernière fois.

Nous allons d'abord établir l'inventaire, ensuite voir les possibilités de vendre, puis la nécessité de la vente avec les conditions de la réussite.


L'INVENTAIRE DES BIENS PUBLICS

Il faut appeler Jaques Prévert au secours tellement il y a de rubriques. Pour mettre un peu d'ordre classons les biens en quelques catégories principales.

Il y a les œuvres d'art, les participations de l’État, et les immeubles. Il faut prendre en considération non seulement ce qui relève de l’État lui-même mais ajouter ce qui appartient aux innombrables collectivités locales.


Les œuvres d'art sont innombrables. Certaines sont bien visibles dans des musées. D'autres dorment dans des sous-sols générant des frais importants d'entretien ou d'inventaire à moins que des mains expertes ne s'en saisissent impunément. Je me souviens d'un immense tapis de la savonnerie qui avait dévalé les étages avec les complicités voulues pour disparaître à tout jamais !

Il y a une certitude : la valeur de ces œuvres d'art est illimitée et impossible à quantifier même au doigt mouillé.

Passons aux participations. Même topo. Elles sont très nombreuses et variées. Le Figaro du 31 Juillet 2014 les évaluait à 78 milliards d'euros. C'était probablement sans celles des collectivités décentralisées. Sauf mauvaise gestion il est certain que cette valeur a du augmenter depuis. C'est d'autant plus vrai que l'inflation artificielle engendrée par la fabrication officielle de fausse monnaie sous diverses formes se répercute sur les cours de bourse et ceci quels que soient les aléas.

Quant aux immeubles nous nous trouvons devant une autre immensité. Un grand nombre de ministères sont logés dans des bâtiments historiques dénommés palais de ceci ou de cela. Souvent le ministre ou la ministresse s'y abritent.

Pour tel ministre comme celui de l'intérieur cela se comprend par la nécessité de pouvoir être réveillé à tout moment mais pas pour les autres. Ce droit au logement gratuit est l'un de ces avantages informels qui enrichit grassement le bien trop nombreux personnel politique de toutes catégories et de tous niveaux.

Si l'on passe aux collectivités décentralisées, même luxe et même abondance. Nombreuses sont les mairies fastueusement logées. Cela s'observe même dans de modestes communes.

Avant de quitter ce chapitre il faut expliquer les raisons de cette véritable montagne de biens publics. La raison principale sinon unique est l'avidité illimitée du personnel politique. Dans un de ces éditoriaux, j'ai pris en ligne de mire le carriérisme politique et nous y voilà.

Pour cacher l'avidité et la nourrir, les prétextes sont innombrables. Le principal est le prétendu intérêt général dont ces gens s'attribuent mensongèrement le monopole.


LES POSSIBILITÉS DE VENDRE

Je vais déchaîner bien des hurlements. Les objections seront nombreuses et les opposants invoqueront une foule de lois interdisant de vendre ceci ou cela. Il faudra répondre calmement qu'une loi peut défaire ce qu'une loi antérieure a fait.

Le pouvoir qui s'y attachera devra avec les moyens appropriés montrer que la France est au bout du rouleau avec une paupérisation galopante du fait de l'impéritie des gouvernements successifs qu'ils soient de la fausse droite ou de la vraie gauche. L'endettement est au maximum. Si nous ne le remboursons pas, le sort pénible de la Grèce nous menacera &avec le dépôt du bilan.

Donner le chiffre de cet endettement revient à s'attaquer à une autre montagne. Selon les meilleures évaluations il dépasse à présent les
2 000 milliards d'euros et augmente tous les jours inexorablement. Le montant des intérêts annuels à payer dépasse celui de l'Impôt sur le revenu.

Le seul moyen de sortir du piège une fois pour toutes est de vendre des biens publics.


LES CONDITIONS DE LA RÉUSSITE

Certains des lecteurs de ces éditoriaux me trouvent souvent pessimiste. Comment ne pas l'être en décrivant souvent ce qui ne va pas et ne marchera jamais ? Je vais faire preuve pour une fois ici d'un optimisme raisonnable.

La solution à tous nos problèmes se trouve dans la vente de biens publics. Leur immensité est telle qu'avec cette vente nous pourrions rembourser, et bien au delà, toutes les dettes accumulées depuis des décennies par des gouvernements incapables et irresponsables. Il en résulterait pour tous une prospérité et une richesse considérables avec la chute rapide des impôts qui nous sont arrachés pour payer les intérêts des dettes et nous ruinent à grand feu.

Quelles sont les conditions ?

Il faut choisir des biens faciles à vendre et rapidement liquides. Vendre pour toucher l'argent dans trois ans ne servirait à rien.

Le pouvoir qui se chargera de ce grand nettoyage doit être intègre et non corrompu. A observer les agissements des politiques en place depuis longtemps certains penseront que c'est impossible. J'ai la conviction que cela peut exister éventuellement avec des personnalités nouvelles que la Providence fera apparaître en temps utile.

Au surplus la situation est devenue très grave et dangereuse. Les personnes au pouvoir donnent le sentiment de ne plus savoir quoi faire. Cette prise de conscience peut conduire au renouvellement.

Ce même pouvoir devrait être être assuré d'une certaine durée. Enfin il devrait évidemment rembourser cash les dettes et ne pas en créer de nouvelles.

Un véritable et immense flot de richesse se déverserait sur toute la France et résolverait tous les problèmes économiques créés artificiellement par nos dirigeants depuis longtemps. La France redeviendrait la reine des nations ce qu'elle fut pendant longtemps.

Qui le fera ?

Attendons et nous verrons


Michel de Poncins

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