mercredi 18 mars 2015

LA PLANCHE A BILLETS

Faire tourner la planche à billets pour fabriquer de la fausse monnaie est un système vieux comme le monde. Dans la plus ancienne antiquité on fabriquait carrément de l'or avec les difficultés du pesage et de la teneur précise en or. Dieu dont la bonté est sans limites connues reprochait avec véhémence aux hommes d'adorer le veau d'or.

A présent les techniques se sont perfectionnées et multipliées. Je ne m'étendrai pas sur leur complexité. Elles adoptent des formes savantes. Tous les jours les médias nous parlent de telle manipulation compliquée de la part des banques. Le vulgum pecus ne saisit pas la manœuvre. En fait elle se résume toujours et sans arrêt par de la création de fausse monnaie.

Nous allons voir dans l'ordre pourquoi les politiques font tourner la planche à billets. Ensuite il faudra évoquer la déflation. Enfin, il sera nécessaire de montrer les multiples problèmes non résolus qui expliquent sans les excuser le comportement des politiques.


POURQUOI LA PLANCHE A BILLETS

Très souvent grâce à la magie de la photo moderne nous admirons des billets tout neufs qui sortent à une allure vertigineuse de la machine qui les fabriquent. Les malfrats s'y intéressent tentant de recevoir leur part du butin. Il semble, selon la propagande que ces billets sont infalsifiables. Qui a raison ? Dieu seul le sait.

Si les politiques font tourner la planche à billets c'est très clairement parce qu'ils sont perdus et ne savent vraiment plus quoi faire. Tous les gouvernements qu'ils soient de la fausse droite ou de la vraie gauche ont laissé s'accumuler les calamités. Je les ai si souvent dénoncées : chômage, paupérisation, restos du cœur et tant d'autres... .

Les politiques ne veulent ou ne peuvent pas résoudre les problèmes réels des Français dont ils sont largement responsables. Faute de mieux ils noient le problème en créant de la fausse richesse.

LA DÉFLATION

Dans ce domaine l'actualité nous court après sans jamais nous rattraper. Les pleurs et les grincements de dents ne manquent pas. C'est parfaitement logique. La déflation est cumulative. Les prix des biens et surtout des biens de capitaux baissent. Chacun veut alors s'en débarrasser plus ou moins vite selon son intérêt ou ce qu'il croit être cet intérêt.

Dans ce climat le prix du panier de la ménagère ne fléchit nullement. Cela peut conduire à une accélération du mouvement. Pour faire ses courses en paix la ménagère mange du capital.

Existe-t-il un trou noir où la richesse nationale disparaît à jamais ? Qui le sait est le plus malin.


LES PROBLÈMES NON RÉSOLUS

Au risque une nouvelle fois de me répéter je vais faire un tour de France des calamités. Les problèmes non résolus par les politiques sont si nombreux que c'est une pitié que de les énoncer. Ils ne sont en fait que le miroir qui reflète la paupérisation croissante du pays.

Les politiques, tous solidairement responsables, cachent cette misère par des fables du type suivant ; La France est la cinquième puissance économique du monde. C'est nul comme excuse car personne ne se nourrit de statistique. Qui disait que la statistique était la forme élaborée du mensonge ?

Pour mettre de l'ordre dans ces calamités nous allons rester dans l'essentiel.

Au premier chef, se situe le chômage. Ne pas avoir de boulot est un mal absolu. J'ai écrit très récemment un éditorial intitulé : Chômage fils du socialisme. Je reprenais le titre d'un de mes livres à ce sujet. Dans ce domaine rien n'a vraiment changé.

Le temps est immobile. Les politiques se penchent sur le mal. Ils font un pansement par des moyens compliqués qui aggravent le mal.
Le tout se passe dans une forte odeur d'usine à gaz.

Dans la suite du chômage la paupérisation se répand par ondes successives dans tout le corps social. Des personnes manquent de tout. Certains ne se soignent plus et des enfants ont faim. La prospérité du secours catholique et des restos du cœur n'est pas du tout un hasard mais une conséquence.


CONCLUSION

Beaucoup d'inflation mène à la ruine totale. En revanche un peu d'inflation met de l'huile dans les rouages. Le faire est difficile. Cela demande à la fois de l'habileté, de la vertu et du courage.

Qui le fera ?

Qui vivra verra


MICHEL de PONCINS

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