dimanche 19 juillet 2015

TROP D’IMPÔTS TUENT L’IMPÔT (BIS)



Le Président de la République a annoncé que les impôts n'augmenteraient pas d'ici la fin de son quinquennat.
En fait, c'est un jeu de mots. Il vise uniquement l'impôt sur le revenu. Il ne parle pas du tout des autres impôts et, en particulier, de la multitude des taxes.
En fait il n'y a pas de bons impôts. Il n'y a que de mauvais impôts.
Je vous souhaite une bonne promenade dans ce monde peu exploré et très dangereux.


POURQUOI LES IMPÔTS?

N'importe qui répondra que les impôts sont nécessaires pour subvenir aux dépenses publiques.
Or ces dépenses augmentent d'une façon pratiquement illimitée tant que le bon peuple l'accepte.
Le pire est que chaque dépense à une justification apparente, de nombreuses parties prenantes sont attachées à telle ou telle dépense . C'est un rouleau sans fin.
L'on pourrait énoncer l'adage de notre société consommatrice : je dépense donc je suis. Il en résulte que les impôts augmentent comme sous l'effet d'un rouleau compresseur.
Prenons un exemple. L'on veut renforcer le rôle des syndicats en les faisant jouer même dans les toutes petites entreprises telles les entreprises artisanales.
Nous ne sommes évidemment pas d'accord avec cet objectif. Dans les petites entreprises tout le monde est très proche du patron et les problèmes s'arrangent d'eux même. Mais la prétention originale a pour résultat de créer un impôt.
Un autre danger qui justifie le titre de ce blog est l'existence des très grandes entreprises. Celles-ci s'arrangent fort bien du problème ayant les experts voulus et tirant même partie de la situation. L'on arrive ainsi à une triste constatation assez fréquente dans le paysage politique: les gros écrasent les petits.


LE RISQUE ?

La situation est en fait extrêmement tendue. En effet , actuellement l'impôt sur le revenu suffit juste à rembourser les intérêts de la dette. L'on peut se demander comment l'édifice tient encore debout.
C'est dû à un certains nombres de circonstances favorables. Citons pêle-mêle quelques unes d'entre elles: l'habilité des gens de Bercy,la tendresse provisoire de l’Europe et le fait qu’apparemment il n'y a pas d'inflation.
C'est le moment de rappeler deux fait :Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
Citons aussi la fameuse courbe de Laffer. Sur une nappe de restaurant il a dessiné sa courbe. Au début quand les impôts augmentent c'est l'euphorie.
Tout le monde est content. Brusquement la courbe s'inverse et c'est la catastrophe.
Tout a une fin. Les circonstances signalées plus haut et qui permettent de continuer peuvent changer brusquement. En particulier l'inflation peut reprendre et l'on se trouvera alors devant un mur de dettes.

Faudra-t-il faire fonctionner la planche à billets ? C'est une éventualité déjà évoquée ailleurs dans ce blog.

Michel de Poncins

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